Etude des crues de la Vologne, Vosges

Affiner et compléter la connaissance du risque inondation dans la vallée de la Vologne afin d’élaborer le PPRi

La Vologne est une rivière située à l’est des Vosges. Elle prend sa source au pied du Hohneck dans le massif vosgien à 1 226 mètres d’altitude sur la commune de Xonrupt-Longemer.

La vallée de la Vologne est fortement industrialisée (papeterie, industrie textile, scieries…) et présente des zones d’habitat denses le long des routes qui longent le cours d’eau. La fonte du manteau neigeux liée à un redoux et à de fortes précipitations conduit à des débordements de la Vologne dans ces secteurs à enjeux.

Afin d’homogénéiser la connaissance du risque inondation sur toute la vallée de la Vologne et d’assurer la cohérence des études déjà réalisées sur l’ensemble du territoire, la Direction Départementale des Vosges a confié à setec hydratec une étude hydraulique sur le reste du territoire pour affiner et compléter la connaissance sur les communes déjà étudiées.

Les résultats de cette étude serviront à l’élaboration du PPRi et seront utilisés pour la prévision des crues, la gestion de crise et l’aménagement du territoire.

Le bassin versant de la Vologne

Le bassin versant de la Vologne s’étend sur 370 km² environ et le cours d’eau a une longueur d’environ 50 km. Depuis sa source jusqu’à sa confluence avec la Moselle à Jarménil, elle traverse 17 communes et son profil en long présente une alternance de lacs, de zones urbanisées et de zones naturelles ou agricoles.

Etude hydraulique de la Vologne - Vosges

La Vologne à Champ-le-Duc

Etude hydraulique de la Vologne - Vosges

La Vologne à Fimenil

Etude hydraulique de la Vologne - Vosges

Pont de Jarmenil sur la Vologne

Etude hydraulique de la Vologne - Vosges

La Vologne à Jarmenil

Contexte de l’étude

Une cartographie des zones inondables de la Vologne par l’approche hydrogéomorphologique a été effectuée par le bureau d’études GINGER Environnement et Infrastructures en 2006. Cette étude qualitative ne donne pas de renseignements précis sur les hauteurs d’eau atteintes, ou sur les vitesses.

Une étude complémentaire a été réalisée par le bureau d’études Setec Hydratec en 2010, afin de connaitre les hauteurs d’eau atteintes pour un événement de type centennal dans les secteurs à enjeux tels que Xonrupt-Longemer, Granges-Aumontzey, Jussarupt, Lépanges sur Vologne, Docelles et Cheniménil. Cette étude a permis d’établir les conditions hydrologiques pour une crue centennale. En revanche, la modélisation s’est limitée à certains secteurs. De plus, le manque de données topographiques avait conduit à la mise en place d’un modèle unidimensionnel, globalement adapté à la topographie de la vallée, mais qui atteint ses limites lorsque le lit majeur s’élargit et permet le développement d’écoulements bi-dimensionnels.

C’est donc dans ce contexte que la Direction Départementale des Vosges a souhaité réaliser une étude complémentaire afin d’homogénéiser et compléter les études existantes.

Etude hydraulique de la Vologne - données topo disponibles et complémentaires

Données topo disponibles et complémentaires dans la vallée de la Vologne

Modélisation hydraulique

Le périmètre d’étude concerne la Vologne, ses affluents et leur confluence pouvant générer des désordres hydrauliques.

17 ouvrages de prise d’eau (installations hydroélectriques, papeteries, …) encore présents le long de la Vologne ont été pris en compte dans le modèle numérique, ainsi que l’ensemble des seuils et ponts situés sur le cours d’eau. Le modèle a été construit à l’aide d’hydra.

Détail du modèle numérique de la Vologne sur hydra

Détail du modèle numérique de la Vologne sur hydra

Les principaux événements qui ont conduit à un débordement de la Vologne sont ceux des 28-29 décembre 1947, 9-10 avril 1983, 14-15 février 1990 et 3-4 octobre 2006. La crue de 2006 a servi de crue de calage pour le modèle hydraulique.

Calage du modèle de la Vologne

Calage du modèle numérique de la Vologne – crue de 2006

La crue centennale est estimée à 193 m3/s à la station hydrologique de Cheniménil pour un plus fort événement connu de 143 m3/s en avril 1983.

Partager l’article :